MEDECINES TRADITIONNELLES DE LA CHINE ET DE LA GRECE ANTIQUE.

Vaux G. Mémoire d'Acupuncture, AFA, Paris. 1991;94p.
Tout semble, au premier abord, séparer les médecines  traditionnelles grecque et chinoise : le lieu, les héritiers, les  pratiques. Cependant, la confrontation systématique de certains  textes médicaux de la Grèce antique avec des textes  correspondants des écrits chinois met en lumière un certain  nombre de concepts communs : sans viser à l'exhaustivité, ce  mémoire est une tentative pour mettre en place la comparaison.  Après un bref rappel historique des origines des deux médecines,  on met en parallèle les philosophies qui sous-tendent la théorie  médicale en Chine et dans la Grèce antique : on trouve dans les  textes grecs, de Pythagore à Hippocrate en passant par Anaximène  de Milet, Empédocle, Diogène, Héra*****e, Anaxagore de Clazomène  et Platon, des équivalents des théories chinoises du Dao, de  la numérologie, du macrocosme opposé au microcosme, du Qi, du Yin  opposé au Yang, des 4 éléments et de 5 mouvements. Les analogies  ne sont pas moins frappantes en ce qui concerne les conceptions  purement médicales : on retrouve dans le corpus hippocratique des  ressemblances étroites avec les textes chinois ( Nei Jing Su Wen,  Zhen Ju Da Tchreng en particulier) en ce qui concerne l'anatomie  (dans laquelle les mêmes erreurs sont commises), la physiologie  (influence du souffle, des saisons, des glaires et des saveurs),  la sémiologie (sueurs, troubles des dents, spasmes, agitation,  tempérament) et la thérapeutique (diététique, saignées, et même  moxas). La méthode employée dans ce mémoire est la confrontation  texte à texte, notion par notion. La mise en parallèle des textes  parle souvent d'elle-même.

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  • 23/07/2008 Ajouté le
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