LI TAO

Li Tao (1901-1959).

Le professeur Li T’ao était né dans le district de Liang-hiang (province du Ho-pei, 1901). Il fit ses études médicales à l’École de Médecine de Pékin (Pei- Ling yi-k’o tchouan-men hiue-hiao, 1925). Puis, il entra au Peking Medical College en qualité d’assistant de bactériologie (Sie-ho yi-hiue-yuan,1926) dont la fondation fut dotée d’un hôpital moderne (1927). Dès le début de ses recherches, la lecture des œuvres de Souen Sseu-Miao (581-682) et de Li Che-Tchen (1518-1593) lui révéla l’intérêt de la médecine traditionnelle. II institua une nouvelle forme de recherche dans laquelle l’équipe médicale qu’il dirigeait travaillait en étroite collaboration avec une équipe historique. Il s’est fait d’abord connaitre par ses études rédigées en anglais qui lui ont conféré une notoriété mondiale. Son œuvre rédigée en langue nationale n’est pas moindre. Elle montre une excellente connaissance de la médecine chinoise mais aussi un contact très étendu avec la médecine occidentale. Il traduisit en chinois les écrits de Leeuwenhoek et d’Avicenne. Au début de la seconde guerre mondiale le professeur Li T’ao abandonna la fondation « Sie-ho » (1940)) et assuma la direction de la chaire d’histoire de la Médecine (National Peiping Medical College, 1942). Il fonda ensuite l’Institut d’histoire de la Médecine de Pékin (1946) transformé en Institut d’organisation de la Santé et d’histoire de la Médecine (1953). La même année, il était élu membre de I’ Académie de Médecine Traditionnelle. Il poursuivait inlassablement son travail de synthèse de l’histoire de la Médecine (yi-hiue-che kang), mais miné par la maladie, usé avant l’âge, il mourut d’apoplexie. En 1959, à la veille de sa mort, il faisait partie du Comité de rédaction de la revue Yi-hiue-che yu pao-kien tsou-tche (Organisation de la Santé et histoire de la Médecine, fondée en 1958). Le rédacteur en chef était Ts’ien Sin-tchong vice-ministre de la Santé ; les rédacteurs en chefs (adjoints) Li Kouang-yin Li T’ao et K. C. Wong. (Huard P, Ming Wong. Bulletin de l’Ecole française d’Extrême-Orient. 1964. :307-9).

A short history of acute infectious diseases in china. Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1936;50:172-83.
 Les maladies infectieuses ont été reconnues très tôt en Chine. La  rage, la fièvre thyphoide, la variole et la varicelle ont été  décrites plus tôt en Chine qu’en Occident, au contraire des  oreillons, diphtérie, scarlatine, choléra et  méningite.

Historical notes of some vitamines deficiency diseases in china. Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1940;58:314-23.

Medical ethics in ancient china, Lee T’ao. Bulletin of the Johns Hopkins Institute of the History of Medicine. 1943;13:268-77.
Présentation de textes d’éthique médicale du 6ème au 17ème siècle  après J.C. Les points originaux de l’éthique chinoise sont : 1) Les  femmes ne peuvent être examinées par les médecins hommes. 2)  L’importance de la gratuité des soins et des cas médico-sociaux.  3) La croyance selon laquelle les gens de la noblesse et les gens  du peuple sont de constitution différente. 4) L’octroi de patentes  de remerciements des patients satisfaits à leur médecin. 5) Les  remèdes secrets ne sont pas considérés comme contraires à  l’éthique. 6) L’absence de référence sur l’enseignement de la  médecine qui n’est soumis à aucune règle éthique particulière. 7)  L’absence d’organisation des médecins en une corporation,  confrérie, ordre ou corps de métier.

Achievements of chinese medicine in the sui (589-617 ad) and t’ang (618-907 ad) dynasties. Lee T’ao. Chinese Medical Journal. 1953;71:301-20.
Influences de la médecine hindoue et de la médecine arabe en  Chine. Progrès de la médecine clinique en maladies infectieuses,  catalogues de drogues et premières écoles de médecine.

Achievements of chinese medicine in the northern sung dynasty (960-1127 a.d.). Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1954;72:65-82.
La dynastie des Sung du Nord est marquée par l’invention de  l’imprimerie et l’introduction de la médecine arabe. C’est  l’occasion de la révision des anciens traités et de la  compilation de nouvelles connaissances. Les progrès les plus  notables sont réalisés en pédiatrie, chirurgie, pharmacologie et  organisation des écoles de médecine.

Achievements of chinese medicine in the southern sung dynasty (1127-1279). Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1954;72:225-42.
La dynastie des Sung du Sud fut une période d’assimilation et de  réinterprétation de la médecine traditionnelle : nouvelle  classification étiologique, représentation graphique des variétés  du pouls, monographies de médecine interne, pédiatrie,  chirurgie, gynécologie et obstétrique, médecine légale et  biographie des principaux auteurs.

Chinese medicine during the chin (1127-1234) et yuan (1234-1368) eras. Lee T’Ao. Chinese Médical Journal. 1955;73:241-58.
Durant cette période, le Su Wen redevient la base  théorique d’interprétation des maladies. Sur le plan clinique les  progrès sont effectués en orthopédie, maladies digestives,  diabéte et matière médicale. Amélioration des écoles  de médecine.

Chinese medicine during ming dynasty (1368-1644), (1). Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1958;76:178-98.
Diagnostic, pratique médicale, médecine interne, maladies  infectieuses, maladies mentales, cardiaques, gastroentérologie et  toxicologie.

Chinese medicine during ming dynasty (1368-1644), (ii). LEE T’Ao. Chinese Medical Journal. 1958;76:285-304.
Présentation de 55 traités médicaux du XIVème au XVIIème siècle  après JC avec mention des descriptions les plus remarquables dans  le domaine de la chirurgie, dermatologie, ophtamologie,  pédiatrie, gynécologie-obstétrique, pharmacopée, acupuncture et  moxibustion.

A brief of obstetrics and gynecology in china from ancient times to before the opium war. Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1958;77:477-86.


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  • Le professeur Li T'Ao (1901-1959)

    Huard P, Ming Wong. Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient. 1964. :307-9.