BRIDAULT

Ami- Félix Bridault


Medicinae sinensis conspectus. Thèse Montpellier, 1759.
(Présidée par François Boissier de Sauvages).
Voir traduction dans  A propos de la thèse de Bridault. Bossy J et Bouziges P. Méridiens. 1979;45-46:31-51.

Cet ouvrage donne un panorama extrêmement concis de la médecine chinoise. Après quelques mots sur la civilisation chinoise en général, considérée comme fille de l’Egypte, l’auteur signale deux principes vitaux : humidum vitale (yin) et callidum innatum (yang) véhiculés par le sang et l’esprit vital. Les fluides de l’organisme viennent de six sources, cour, foie, poumon et deux reins et circulent dans douze vaisseaux ce qui, dit-il, montre que les Chinois ignorent l’anatomie et les lois de la circulation. Les nerfs, muscles, tendons et artères sont considérés comme des instruments de musique qui, dans l’état de santé, vibrent harmoniquement et, dans l’état de maladie, sont en désaccord musical. Ce désaccord est perceptible par l’examen du pouls dont CLEYER et les Missionnaires Jésuites nous ont entretenu. Mais BORDEU n’a pas été moins remarquable dans sa doctrine du Pouls.
Dans une seconde partie de sa thèse, BRIDAULT énumère un certain nombre de maladies ubi­quitaires et exotiques dont il indique le traitement d’après la médecine chinoise : aphta bengha­lensis, splenalgia, hemeralopia, cholera, scorbutus, diarrhea, lienteria, convulsio indica, berberia indica, elephantia indica. Il signale l’usage fait par celle-ci de Aconitum Napellus et de Stamonium considéré en Europe comme si toxique.
Au passage, les habitants des Iles Macaigne, les Siamois et les Pygmées africains sont décrits en quelques lignes et l’auteur, dépassant les limites de son sujet, fait allusion aux maladies de l’Amérique, de l’Afrique, de l’Inde et de l’Insulinde, d’après BONTIUS et D. COUZIER, Docteur de Montpellier (Huard).


1 documents pour BRIDAULT