LE CHÉRON D’INCARVILLE

Pierre Noël Le Chéron d’Incarville (1706-1757).

Voir biographie  Ricci 21st Century Roundtable Database

Seul missionnaire vraiment compétent en botanique, il fit connaitre à son maître Geoffroy la cire blanche de Chine (Huard).

Il a adressé à Bernard de Jussieu, professeur de botanique au Jardin du roi une copie des dessins du bencao pinhui jingyao. . 
Le Père d’Incarville avait fait faire une copie de l’ouvrage entier qu’il comptait offrir à la bibliothèque royale et une copie des seuls dessins qui était destinée à Bernard de Jussieu (1699-1777) démonstrateur de botanique au Jardin du Roi (aujourd’hui Muséum national d’histoire naturelle, à Paris). Chaque dessin était accompagné du nom chinois de la plante représentée, en caractères chinois. Ainsi, en l’absence d’identification botanique, c’était le meilleur moyen qu’il avait imaginé pour que Bernard de Jussieu puisse lui indiquer de manière non ambiguë quelles plantes l’intéressaient. Une fois reçu le choix de son correspondant parisien, le Père d’Incarville se proposait de lui faire parvenir des graines. Malheureusement il mourut prématurément à Pékin avant d’avoir pu envoyer aucune des deux copies en France. Si on ignore aujourd’hui le devenir de la copie complète du manuscrit chinois, en revanche les copies des seuls dessins se trouvent conservées dans la Bibliothèque de l’Institut, à Paris, tandis qu’un autre jeu de copies des précédentes se trouve au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale (Georges Métailié).

Une partie est mentionnée dans le catalogue de la bibliothèque scientifique de MM de Jussieu (1858).