DIDEROT

Denis Diderot (1713-1784)

Ecrivain, philosophe et encyclopédiste.

Moxa in Diderot et d’Alembert. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. 1765;Tome X. Paris. version texte.

Pouls in Diderot et d’Alembert. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. 1765;Tome XIII. Paris. Article rédigé par Paul Malouin. version texte.

Vesicatoires ou vessicatoires in Diderot et d’Alembert. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. 1765;Tome XVII. Paris. Article rédigé par Henri Fouquet. version texte.

Extrait de l’article "Médecine"; tome X p 260 (rédigé par Jaucourt):

"Entre les peuples orientaux qui se disputent l’antiquité de la Médecine, les Chinois, les Japonois & les habitans de Malabar, paroissent les mieux fondés. Les Chinois assurent que leurs rois avoient inventé cette science long – tems avant le déluge; mais quelle que soit la dignité de ceux qui l’exercerent les premiers dans ce pays là, nous ne devons pas avoir une opinion fort avantageuse de l’habileté de leurs successeurs: ils n’ont d’autre connoissance des maladies que par des observations minutieuses sur le pouls, & recourent pour la guérison à un ancien livre, qu’on pourroit appeller le code de la médecine chinoise, & qui prescrit les remedes de chaque mal. Ces peuples n’ont point de chimie; ils sont dans une profonde ignorance de l’anatomie, & ne saignent presque jamais. Ils ont imaginé une espece de circulation des fluides dans le corps humain, d’après un autre mouvement périodique des cieux, qu’ils disent s’achever cinquante fois dans l’espace de 24 heures. C’est sur cette théorie ridicule que des européens ont écrit, que les Chinois avoient connu la circulation du sang long tems avant nous. Leur pathologie est aussi pompeuse que peu sensée: c’est cependant par elle qu’ils déterminent les cas de l’opération de l’aiguille, & de l’usage du moxa ou coton brûlant. Ces deux pratiques leur sont communes avec les Japonois, & ne different chez ces deux peuples, qu’en quelques circonstances légeres dans la maniere d’opérer. En un mot, leur théorie & leur pratique, toute ancienne qu’on la suppose, n’en est pas pour cela plus philosophique ni moins imparfaite. [p. 264] ".

Pierre Astruc. Les sciences médicales et leurs représentants dans l’Encyclopédie , Revue d’histoire des sciences, 1951, n° 3, pp. 359-368.

L’image de la Chine dans l’Encyclopédie.  Roberts JAG. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. 1997;22:87-108.


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  • Pouls

     in Diderot et d'Alembert. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Paris.1765;Tome XIII, 205-240. Article rédigé par Paul Malouin. version texte. Une partie de l'article est consacrée à la doctrine des chinois sur les pouls (p 221 et suivantes).

  • Vésicatoires ou vessicatoires.

    in Diderot et d'Alembert. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. 1765;Tome XVII. Paris. Article rédigé par Henri Fouquet. version texte. L'article "Vesicatoires" comporte une partie sur l'acupuncture (p 203).