GROSIER

Jean-Baptiste Grosier (1743-1823).
Abbé, Chanoine de St Louis du Louvre

Histoire générale de la Chine ou annales de cet Empire, traduites du texte chinois par le feu Père Joseph-Anne Marie de Moyriac de Mailla, Jésuite français et Missionnaire à Pékin. 1785. 13 volumes. Le dernier est rédigé par l’Abbé Grosier.

L’abbé Grosier publia, conjointement avec l’interprète de la Bibliothèque du roi, Le Roux des Hauterayes, (1724-1795), l’Histoire générale de la Chine en 12 volumes in-4°, compilée à Pékin par le Père Joseph-Anne Marie de Moyriac de Mailla sur les originaux chinois ou mandchous. Il ajouta à ce grand travail, qui le premier faisait connaître aux Européens la longue suite des événements politiques du Céleste Empire, un treizième volume, intitulé De la Chine, ou description générale de cet empire, rédigée d’après les Mémoires de la mission de Pékin, ouvrage qui contient : 1° la Description topographique des quinze provinces qui composent cet empire, celle de la Tartarie, des lieux et des États tributaires qui en dépendent; le nombre de villes, etc ; 2° l’exposé de toutes les connaissances acquises et parvenues jusqu’en Europe sur le gouvernement, la religion, les lois, les mœurs, les sciences et les arts des Chinois, Paris, 1786, in-4°. « Ce volume eut le plus grand succès, dit Barbier ; on le vendit séparément, avec un frontispice particulier; et, trois mois après, on en fit une seconde édition, en 2 vol. in-8°. L’ouvrage obtint la même faveur de l’étranger, étant traduit en anglais et en italien. Ce volume n’était cependant qu’un supplément jugé nécessaire pour l’intelligence de la grande Histoire Chinoise. L’abbé Grosier s’occupa à compléter cette description, et cet ouvrage fut réimprimé, en 1818 et années suivantes, en 7 vol. in-8°. »

Cet ouvrage contient plusieurs passages intéressant la Médecine. Ils sont particulièrement abondants, dans le tome XIII, chap. IV.
a) Les herbes et plantes médicinales sont étudiées (pp. 389-421) en notant celles qui sont communes à l’Europe et à la Chine et celles qui, utilisées en Europe, n’ont pu être retrouvées en Chine, malgré les recherches ordonnées par l’Empereur K’ang-Hi. Sont cités la rhubarbe, le hia-tsao-tong-kang (qui guérit le R. P. PARENNIN), le santsi, le tchang ko tse chou (arbre de casse), le ginseng, le fou-lou, le ngo-kiao (colle de peau d’âne noir) et le ti honang (grande consoude). Une discussion est ouverte sur la morphologie du ginseng que le R. P. JARTOUX (1669‑1720) (Lettres édifiantes, octobre 1775), J.-Philippe Breynius (Dissertation sur la racine de ginseng, Leyde 1700) et E. KAEMPFER représentent avec une iconographie discordante, soulignée par DANTI D’ISNARD à l’Académie Royale des Sciences. Une allusion est faite à deux médecins européens, BOURGHESE, médecin du Cardinal de TOURNON, venu en Chine, et GAGLIARDI, chirurgien de l’Hôpital du St-Esprit Rome.
b) La Médecine, en général, est étudiée au chapitre V.II, pp. 764-771. (Huard)

Description générale de la Chine ou tableau actuel de l’état de cet Empire. Paris: Moutard. 1785.

De la Chine ou description générale de cet empire. Paris: 1787.
Médecine (p 466-477)

De la Chine ou description générale de cet empire. Paris: Pillet Ainé; 1819. Tome VI. 3ème édition revue et considérablement augmentée.


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