REMUSAT

Jean-Pierre-Abel Remusat (1788-1832)


Né dans une famille de chirurgiens, attachés à la prévôté de l’Hôtel du Roi, J. P. A. REMUSAT (1788-1832) fut lui-même un moment chirurgien aide-major des Hôpitaux militaires et adjoint au Médecin chef de l’Hôpital de Montaigu. Etudiant en médecine, Abel REMUSAT, trouva chez l’abbé de Tersan, à l’Abbaye-au-Bois, un livre de matière médicale chinoise qui décida de sa vocation. Après avoir consacré sa thèse inaugurale latine à la glossoscopie et à la pulsologie chinoises, il devint professeur de chinois au Collège de France (1814). Une partie de sa thèse est reprise et commentée dans DABRY DE THIERSANT. Ultérieurement, il a donné une table analytique de l’Encyclopédie japonaise Wan hon tzri zou ye (XVIIIe.s), dont le nom chinois est Ho hon sai t’ou hoei, et étudié la pulsologie chinoise. L’abbé Ch. Ph. CAMPION DE TERSAN (1736-1819) fut archéologue, numismate et sinologue tout à fait d’occasion. (Huard)

Jean Pierre Abel-Rémusat s’intéressa très jeune au monde chinois alors très mal connu. Il en apprit seul la langue, dans des conditions très difficiles, tout en poursuivant ses études à la Faculté de Médecine de Paris. Il n’avait que 23 ans quand il publia son premier Essai sur la langue et la littérature chinoise. En 1814 est créée pour lui la première chaire de chinois au Collège de France. Il devient ainsi le fondateur des études chinoises en Occident. Son enseignement attire à Paris des étudiants de toute l’Europe. En 1821, il publie la première grammaire (langue écrite et parlée) qui sera utilisée pendant tout le XIX° siècle. Conservateur des manuscrits et imprimés chinois à la Bibliothèque Royale, il traduit les premiers textes du Taoïsme, de Confucius, et le Foé Koué Ki, récit d’un moine chinois à la recherche des sources du bouddhisme en Inde. En relation avec savants et lettrés de toute l’Europe, il est ainsi un des principaux acteurs de la “Renaissance Orientale” qui va ouvrir au monde occidental les richesses des cultures asiatiques. La parution en 1826 d’un roman traduit du chinois, Les deux cousines, connaît un succès international : on en trouve l’écho chez Goethe, Edgar Poe, Stendhal ou Victor-Hugo . (source : http://pagesperso-orange.fr/arhfilariane.org/communes/stf_pth/abel_remusat/remusat_intro.htm)

  »Dissertatio de glossosemeiotice sive de signis morborum quae e lingua sumuntur, praesertim apud sinenses« . Thèse, Paris 1813.
Une trentaine de pages en latin, sur le diagnostic par l’examen de la langue en médecine chinoise. Elle est inspirée directement de l’oeuvre de Michael Boym.

Sur une collection d’ouvrages relatifs au Japon formée par Titsingh.  Remusat in Nouveaux mélanges asiatiques. Paris; 1825-1826.

Séméiologie de la langue. Foucher-colin E. Méridiens. 1991;94:9-29.
Reproduction et traduction de la thèse en latin de Remusat sur l’examen de la langue (d’après Dabry de Thiersant, 1863).


3 documents pour REMUSAT

  • 1- "Dissertatio de glossosemeiotice sive de signis morborum quae e lingua sumuntur, praesertim apud sinenses".

    Reproduction de la thèse de Remusat de 1813 in La médecine chez les chinois.  Dabry P. Paris: Plon; 1863.

  • 2- De l'acupuncture.

    Remusat A. Nouveaux mélanges asiatiques. Paris: Librairie Orientale de Dondey-Dupré Père et Fils. 1829:358-380.

  • 3- Traité et Mémoires sur l'acupuncture.

    Journal des Savans. 1825; juin: p 278-92.Recension des traités de Churchill, de Morand et Sarlandière par Abel-Remusat. L'intéret majeur est dans l'éclairage du sinologue sur le traité japonais traduit par Titsingh et figurant en annexe du livre de Sarlandière.