VANDERMONDE

Jean-François Vandermonde.

Jean-François Vandermonde s’établit à Macao comme médecin de la colonie portugaise. Il rapporta à Paris (1780) 80 échantillons minéralogiques de matière médicale chinoise accompagnés d’un résumé des chapitres correspondants du Pen-ts’ao-kang-mu. La collection Vandermonde devint la propriété d’Antoine-Laurent de Jussieu (1748-1836) puis de son fils Adrien (1797-1853). Elle fut vendue aux enchères à sa mort et rachetée par le Muséum. Edouard Biot qui avait signalé les échantillons dans le Journal Asiatique les a étudiés de 1835 à 1840 dans ses Mémoire sur divers minéraux chinois, appartenant à la collection du Jardin du roi (1839) et dans son lapidaire chinois (Huard).

Son fils Charles-Auguste est né à Macao en 1727. Il sera l’auteur du "dictionnaire portatif de santé" (1760), ouvrage qui eut un énorme succès et fut publié très souvent au 18e siècle. Publié sous les initiales M. L. et M. De B., cet ouvrage a quelquefois été attribué, à tort, à Lavoisien qui est l’auteur d’un "Dictionnaire portatif de medecine".
Médecin plein d’humanité qui soignait les pauvres avec le même dévouement que les riches, Il fut l’ami de Jussieu. Sa pratique sage et presque toujours heureuse, lui procura une brillante clientèle. Il était redacteur du Journal général de médecine depuis 1756. La première édition de ce dictionnaire est de 1759, né en Chine, fit ses études médicales en France. Il ne voulut pas être connu comme auteur de cet ouvrage, c’est ce qui l’engagea à le publier de façon anonyme. Cela vient sans doute de ce qu’il avait été chargé de l’examiner en qualité de censeur (Quérard, Supercheries, I, 433 ; Barbier, I, 982).

Pierre Augustin Folliot de Saint-Vast. Le Gin-Seng convient-il comme reconstituant ? Thèse Paris 1736.
Présidée par Jacques-François Vandermonde.