MÉDECINE CHINOISE ET MÉDECINE ARABO-PERSANE

Problématiques

Les sciences et la médecine arabe ont dominé le moyen-âge. Les savants arabes ont été des novateurs, mais également des "passeurs de civilisation" dans le temps et dans l’espace. Ils ont dévoilé à l’occident les textes grecs (Hippocrate, Galien…) et la médecine arabe de l’époque est considérée comme rassemblant l’ensemble des connaissances médicales de l’époque : grecques, syriennes, iraniennes, hindous ou encore bédouines. Beaucoup de découvertes technologiques chinoises (comme le papier) ont été transmises à l’occident via le monde arabe.

Mahomet recommande « d’aller chercher le savoir jusqu’en Chine » (`uTlubi l-`ilma wa-law fi-S-Sîn).

Pourquoi les arabes n’ont-ils pas appris l’acupuncture ? Pourquoi ne l’ont-ils pas transmise à l’occident ?

– La question mérite d’être posée, d’autant que des traductions de textes médicaux chinois comme le maijing et des textes d’acupuncture apparaissent dans des livres persans du XIVème siècle (Tanksuknamei).
– De même la sphygmologie du Canon de la Médecine d’Avicenne apparait pour les spécialistes issue du maijing de Wang Shuhe. Le Canon de la médecine sera en Occident la base de l’enseignement de la médecine. Il figure au programme le plus ancien que l’on connaisse de l’université de Montpellier, prescrit par une bulle de pape clément V daté de 1309. On le retrouve dans les programmes ultérieurs jusqu’en 1557. Après l’invention de l’imprimerie on dira que c’est le livre dont la diffusion dans le monde n’a été dépassé que par la bible. L’influence de la sphygmologie chinoise met en relief l’absence (apparente ?) des thérapeutiques chinoises.

Inversement, quelle a pu être l’influence de la médecine arabe (et donc grecque) sur la médecine chinoise ?

Liens

Achievements of chinese medicine in the northern sung dynasty (960-1127 a.d.). Lee T’Ao. Chinese Medical Journal. 1954;72:65-82. La dynastie des Sung du Nord est marquée par l’invention de  l’imprimerie et l’introduction de la médecine arabe. C’est  l’occasion de la révision des anciens traités et de la  compilation de nouvelles connaissances. Les progrès les plus  notables sont réalisés en pédiatrie, chirurgie, pharmacologie et  organisation des écoles de médecine.

A. Mazaheri. Paracelse alchimiste. Notes critiques et positives, Annales, 1956, n° 2, pp. 183-193.
Paracelse, médecine arabe et médecine chinoise.

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  • A PROPOS DU TENK SUK NAME.

    Huard P. Méridiens. 1977;37-38:11-16....