BEN CAO PIN HUI JING YAO


Reproduction de Buc’hoz

Essentiel de la matière médicale
Auteur : Compilé par Liu Wentai
Date :
1505

Cette matière médicale n’a jamais été publiée sous la dynastie Ming. Les images ont été reproduites en 1700.
réédition : People’s Hygiene Press 1964.
Chaque plante est décrite selon 24 items : nom, période de germination, habitat, période de récolte, méthode de concervation, préparation, couleur, goût, propriétés, odeur, indications, efficacité, synergies, interactions, substitution…

Traduction française

Herbier ou Collection des Plantes Médicinales de la Chine. Buc’hoz PJ. Paris: 1781.
 (Georges Métailié, CNRS et Centre Alexandre Koyré, Paris) :  D’après un manuscrit peint et unique qui se trouve dans la bibliothèque de l’Empereur de Chine ". En fait, pour être exact, il aurait fallu écrire " d’après une copie d’une copie d’un manuscrit peint et unique qui se trouve dans la bibliothèque de l’Empereur de Chine ". Le manuscrit dans lequel Buc’hoz a puisé ces images est formé de plus de quatre cents dessins de plantes en couleurs qu’un missionnaire jésuite, Pierre le Chéron d’Incarville (Louviers, 21 août 1706-Pékin, 12 novembre 1757) avait fait réaliser à Pékin, entre 1746 et 1747, à partir d’une copie – qu’un autre père jésuite, Johan Schreck (Constance 1576-Pékin 1630) avait fait faire plus d’un siècle avant – d’un manuscrit conservé dans la bibliothèque impériale. L’original chinois est un important ouvrage de matière médicale compilé sur l’ordre de l’empereur Hongzhi et achevé en 1505 mais non publié, le [Yuzhi] bencao pinhui jingyao, [Essentiel classé de la matière médicale, (sur ordre impérial)] compilé sous la direction de Liu Wentai. Le Père d’Incarville avait fait faire une copie de l’ouvrage entier qu’il comptait offrir à la bibliothèque royale et une copie des seuls dessins qui était destinée à Bernard de Jussieu (1699-1777) démonstrateur de botanique au Jardin du Roi (aujourd’hui Muséum national d’histoire naturelle, à Paris). Chaque dessin était accompagné du nom chinois de la plante représentée, en caractères chinois. Ainsi, en l’absence d’identification botanique, c’était le meilleur moyen qu’il avait imaginé pour que Bernard de Jussieu puisse lui indiquer de manière non ambiguë quelles plantes l’intéressaient. Une fois reçu le choix de son correspondant parisien, le Père d’Incarville se proposait de lui faire parvenir des graines. Malheureusement il mourut prématurément à Pékin avant d’avoir pu envoyer aucune des deux copies en France. Si on ignore aujourd’hui le devenir de la copie complète du manuscrit chinois, en revanche les copies des seuls dessins se trouvent conservées dans la Bibliothèque de l’Institut, à Paris, tandis qu’un autre jeu de copies des précédentes se trouve au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale.