NEI JING QUAN SHI

Auteur : Xu Dachung (1693-1771).
Date : publié ultérieurement 1893.

Commentaire du Su Wen.


4 documents pour NEI JING QUAN SHI

  • 1- LES NOTIONS DE PHYSIOLOGIE ET D'ETIOPATHOGENIE DANS LA TRADITION MEDICALE CHINOISE A L'EPOQUE DE LA DYNASTIE DES QING, SELON LE NEIJING QUANSHI.

    Triadou P. Méridiens. 1994;102:23-85.Le Neijing Quanshi (NJQS) est un commentaire du Suwen (SW) écrit à l'époque de la dynastie des Qing. Représentatif de la tradition médicale chinoise à cette époque il se présente comme un résumé du SW apparaissant pour la première fois en 1893  dans une publication des oeuvres médicales de Xu Dachun parties après sa mort. Xu Dachun est un médecin de l'époque des Qing, qui appartient au mouvement Hanxue préconisant un retour à l'étude des textes des Han. S'insurgeant contre les innovations théoriques des médecins de l'époque des Jin Yuan et des Song, qui lui paraissent donner une version partiale et partielle du SW, il veut retrouver la médecine holistique des Han et utilise le Neijing comme référence théorique dans ses ouvrages. Adoptant le même point de vue et s'inscrivant dans la tradition des commentateurs du SW, l'auteur de NJQS à travers ses choix d'extraits et ses commentaires réussit à construire des ponts entre les différentes doctrines utilisées dans le SW par diverses écoles de pensée, pour construire une théorie syncrétique. Ces cadres théoriques rendus cohérents fournissent les règles permettant de décrire le vivant, 12 physiologie et la pathogénie. Dans cet article sont rassemblés les passages du NJQS décrivant la physiologie et les contacts de l'organisme avec le monde extérieur.

  • 2- L'EXAMEN CLINIQUE ET L'ELABORATION DU DIAGNOSTIC SELON LE NEIJING QUANSHI.

    Triadou P. Méridiens. 1994;103:11-39.Le recueil et la mise en forme des informations obtenues au cours de l'examen clinique sont une étape essentielle de l'établissement du diagnostic. Plusieurs méthodes d'examen et plusieurs systèmes d'interprétation ont été développés au cours de l'histoire par les médecins chinois. Le Neifing Suwen qui fait le bilan de ces approches, se présente comme une compilation des écrits de différentes écoles. Les commentaires successifs dont il a fait l'objet ont permis d'établir une certaine cohérence entre ces différentes façons de penser le diagnostic. Nous présentons dans cet article les extraits du Suwen choisis et commentés par l'auteur du Neifing quanshi pour aborder ce problème. Le Neifing quanshi est un commentaire tardif datant de la dynastie des Qing. Il reflète une phase avancée de la pensée médicale chinoise et de sa démarche syncrétique. Bien qu'ayant conservé l'ordre de présentation du Suwen il contient de façon résumée l'ensemble des notions qu'ont mis en forme à l'heure actuelle les théoriciens de la médecine traditionnelle chinoise pour présenter les aspects scientifiques de cette théorie. Centré sur les multiples modalités d'interprétation des pouls radiaux, l'examen du Neijing quanshi tient également compte du teint, de l'état de la forme corporelle et d'aspects cliniquement importants de certains pouls. Reprenant les différentes grilles d'interprétation développées pour rendre compte de la physiologie, l'auteur du Neijing quanshi y ajoute des couples de notions proches des 8 règles (1) pour élaborer le diagnostic.

  • 3- RAISONNEMENT ETIOPATHOGENIQUE ET NOSOLOGIE DANS LE NEIJING QUANSHI.

    Triadou P. Méridiens. 1995;104:15-36.Symptômes et maladies constituent des cadres de références essentiels pour penser la pathologie. Wang Bing leur consacre plusieurs chapitres de sa version du Suwen, dans lesquels il rassemble généralement différentes présentations de maladies. Conformément à la nature de compilation de son ouvrage, il rapproche également plusieurs explications d'un même symptôme. Les commentateurs qui ont succédé à Wang Bing, ont unifié ces descriptions et explications grâce à leurs gloses. Nous présentons dans cet article une phase élaborée de ce travail à travers le Neijing quanshi qui est un commentaire datant de la dynastie des Qing. Son auteur, en glosant des citations du Suwen, réussit à établir les bases d'un raisonnement étiopathogénique cohérent et propose une présentation schématique des maladies, qui fournit un guide pour penser la pathologie. L'explication des symptômes s'appuie sur les différents systèmes que cet auteur a retenu pour décrire la physiologie (organes, cinq agents ... ) ainsi que sur les Qi climatiques et le couple yin/yang auxquels sont rattachées les notions de vide et de plénitude. Il décrit pour chaque maladie l'étiologie, la pathogénie, l'évolution et les symptômes concomitants pour permettre de distinguer les diverses formes cliniques. Il offre ainsi des cadres de raisonnement pour aborder la pathologie : maladies aiguë, chronique, intermittente maladies d'organes ou de méridiens.

  • 4- STRATEGIES THERAPEUTIQUES ET MEDICAMENTS DANS LE NEIJING QUANSHI.

    Triadou P. Méridiens. 1995;105:11-31. Une réflexion sur les stratégies thérapeutiques et sur les principes d'utilisation des médicaments a été initiée précocement en Chine. Des textes concernant ces aspects de la pensée médicale ont été assemblés par Wang Bing au 8ème siècle dans son Neijing suwen qui a la dimension d'une compilation. A partir du 1 lème siècle deux grands courants de pensée se sont opposés, celui des écoles qui offrent des propositions thérapeutiques réductionnistes et celui de la tradition des commentateurs du Suwen. Le Neijing quanshi datant du 18ème siècle est un commentaire tardif représentant une phase avancée de cette tradition ; il se caractérise par un gain en cohérence par rapport au Suwen de Wang Bing. Dans le Neijing quansbi les grandes lignes de la stratégie thérapeutique sont définies par les couples ben/biao (racine/ramure) et zheng/fan (traitement orthodoxe/traitement oppose) et les indications des différentes méthodes thérapeutiques y sont essentiellement pensées en fonction des huit règles diagnostiques. Trois aspects des médicaments servent à penser leur mécanisme d'action : saveur, Qi et action directe. Ces caractéristiques sont utilisées pour définir les effets thérapeutiques sur le dysfonctionnement des organes et autres entités physiologiques, soit directement soit par l'intermédiaire des cycles de relation des cinq agents.